Comment peut-on se sentir ballotté entre" Xena la guerrière" et "Bécassine
Ma cousine".Aurais-je un don d'ubiquité ou une schizophrénie passagère ? Je me sens très Xéna depuis l'ouverture du site par toute l’équipe "Une Lesbienne à Paris.com". Et en phase régressive depuis mon dimanche au Palais des Congrès avec Chantal Goya! L'épée, la jupe en cuir, les seins en pointes d'acier, le regard déterminé comme une fierté affirmée. La fierté de participer à quelque chose pour sa communauté. Ce sentiment me renvoie aux images de ma première Gay Pride. A cette minute où tous ensemble nous avons levé les bras pour crier notre différence. Aux applaudissements d'une vieille dame du haut d'une fenêtre qui nous encourageait et nous félicitait. Tout mon être a frissonné. Une vague de chaleur qui rend invincible. Je suis gay et fière de l'être. Voilà ce que mon corps exprimait. Affirmer sa différence pour exister. Ne pas baisser les yeux face à la peur des autres. Ceux qui ne savent pas, qui ne comprennent pas, qui ne nous connaissent pas mais qui jugent. |
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Une lesbienne à Paris, c'est ma Gabrielle à moi. A l'instar de Xéna, mon histoire commence
ici!
Et puis.........Dimanche 15H30, le rideau s'ouvre et Chantal Goya apparaît. Elle entame "Venez danser avec Mickey". La salle, composée de trentenaire presque quadra et de leurs enfants, chante avec gaîté. Les larmes me montent aux yeux et coulent sur ma joue. Je suis vraiment émue. Toutes les odeurs de l'enfance reviennent. Ce pays où la vie avait la saveur d'un gâteau au chocolat, d'un verre de lait et des bras de ma mère. Ce pays où être "une lesbienne à Paris" n'avait aucun sens. Un petit garçon danse. Les yeux écarquillés. Ses petites mains agrippées au rebord du fauteuil pour surtout ne rien manquer. Un sourire se dessine sur mon visage. L'émerveillement de l'enfance…. Le spectacle s'achève, je me promène dans les coulisses avec sur mon flanc gauche mon épée de Xéna et dans ma main droite le programme du spectacle. Je suis cette lesbienne à Paris là. Celle qui pourrait écrire avec la pointe de son épée "Vive Bécassine" ! OZ
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le paradoxe est amusant, vrai et très bien écrit !
good job !